Thomas Cornette face au vêtement féminin - La femme noble du XVème siècle

    Si Thomas Cornette est vu comme un apôtre, c’est qu’ils se content de peu pour vivre et pour se vêtir. Il porte probablement la robe brune avec une chape blanche rayée avec des bandes brunes, habit de tout carmel. Cet habit, contraste singulièrement avec le luxe des vêtements des femmes nobles, ce qui leurs vaut d’être sévèrement critiquées par le prédicateur, qui dans ses sermons loue des modèles de vêtements plus en accord avec une vie austère tournée vers le Christ.

     Le vêtement au Moyen-âge à subit des bouleversements avec le renouveau économique. On assiste à la création de la mode qui accroit les différences entre les sexes avec le port d’un costume bien tranché, bien particulier. De plus, le costume loin d’être qu’un simple habit du corps, représente aussi le statut social de la personne qui le porte.


1 - Développement de la mode en Europe :

     Pour les censeurs de la Renaissance, la mode est née sur le dos des femmes, c’est donc une maladie contrairement aux hommes qui relève plutôt de l’ordre de la passion. Le moyen âge central avec son renouveau économique, l’amélioration de la communication qui rend moins onéreux les produits de luxes à révolutionné la mode. Dans un premier temps, se fut la mode des modes qui fut l’objet de critique par le clergé qui reprochait un travestissement des hommes. En moins d’un siècle, la critique se cibla sur la mode des femmes car celles –ci arrivaient de moins en moins à faire acte de renoncement avec le vêtement.


     Les femmes adoptent le style vestimentaire des hommes, elles arborent des ceintures d’or et des chaussures à bec recourbés, symbole de la martialité, mais aussi et parfois de petites dagues à l’occasion d »e tournois, qui les transforment en sujet plus actif du tournois.

2 - Le vêtement, une différence entre les sexes :


« Qu’ont coutume de les porter les nobles femmes des marches du pays » ligne 18
     Dans la seconde moitié du XIVe siècle le costume de la femme se modifia, et on assiste à l’émergence du concept de « mode ». La pièce principale du vêtement restait la robe qui était ajustée sur le buste et s’élargit en une jupe à plis amples. Les manches étaient étroites et couvraient la moitié de la main. Sur cette robe, elles portaient une cotte-hardie, de son ancien nom, le surcot, qui était décolleté au cou, boutonné sur le devant et fendu sur les cotés. Le devant formait une sorte de bustier ce qui donnait une allure corsetée pour la première fois à la femme. De plus, il y eut l’apparition de décolletés, qui donnaient une touche érotique à la silhouette féminine. Enfin, il ya avait des voiles, des tresses, des filets pour les cheveux, et des chapeaux.
     Le costume de la femme dans son ensemble se rallongeait avec l’apparition de traines, mais aussi sur la cotte-hardie de longue manches pourvues de galons de fourrure qui pouvaient toucher le sol. A l’inverse, la mode des hommes se fit plus court, un pourpoint tellement raccourcit qu’on y ajouta des poches attachées aux hauts de chausse et maintenues par deux pattes boutonnées, les braguettes. La distinction entre la femme et l’homme se fit plus marquée qu’auparavant.


3 - Le rôle social du vêtement :


« Les femmes de nobles lignées et les autres de quelques états qu’elles fussent » ligne 16
     Le costume aide à stabiliser une identité sociale. Il y a un rôle important du tissu qui est une marque de distinction, mais aussi de mobilité. La distinction vestimentaire détermine une place dans la société avec le modèle patrilinéaire des XIIe et XIIIe siècles. Il permet d’incorporer la femme à la lignée de son mari et de gommer ses différences. Par exemple, à Florence vers 1343 le clan des Albizzi dotait ses femmes de robes blanches à fils de couture rouge afin que chacun des florentins puissent les identifier comme faisant parti du clan. Ainsi le trousseau donné par le mari à sa femme marque ses droits sur cette dernière. En d’autres termes les reines qui n’adoptaient pas le costume du pays où elles étaient pouvaient engendrer un sentiment du rejet de leur mari, c'est-à-dire du souverain et du pays derrière lui. Le même problème se posa avec la mode des bourgeoises, car celle-ci changeaient de vêtements souvent, ce qui était un symbole d’individualisme et de défi envers l’autorité du mari.

    De même, à cause des modes changeantes les trousseaux sont de plus en plus vite démodés et relégués aux placards ou donné, la plus part du temps, aux servantes, ainsi il n’était pas rare de croiser une servante habillée avec une ancienne robe de noble, la frontière entre les barrières hiérarchiques pouvait alors paraître floue.

Commentaire (1)

1. lil Le 23/03/2009 à 00:29

aaaaaaaa pour de vraiSmileySmileySmileySmileySmileySmileySmileySmileySmileySmileySmileySmileySmileySmileySmileySmileySmiley
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Dernière mise à jour de cette page le 27/01/2009

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