Thomas Cornette lors de son sermon utilise des armes spirituelles pour assaillir toute personne qui ne se plie pas à ses volontés. Il use et abuse de la peur de la mort que connaît alors l’occident en promettant l’Enfer à ceux qui ne se repentiraient pas et ausx autres le pardon.
1 - La peur de la Mort :
La peur de la mort était présente en occident dès le XIVe siècle. Tout d’abord, les croisades se sont terminées en échec pour la chrétienté, la dernière place forte en Terre Sainte, Saint Jean d’Acre tomba aux mains des infidèles en 1291 malgré les efforts des chevaliers du Temple. L’occident avait donc peur de l’invasion de l’ennemi de Dieu, d’autant plus que l’empire Byzantin subissait lui aussi de sévères pertes territoriales.
A cette peur présente, s’ajouta les famines répétitives et les épidémies de peste qui emportèrent un grand nombre de personne sans distinction de statut. De plus, avec l’omniprésence de guerres, telle le conflit entre Anglais et Français, la mort rôde partout. Il y a une familiarité avec celle-ci, se développe une représentation de la mort avec par exemple les 3 chevaliers et les trois écorchés, ou encore la hausse des danses macabres. La mort qui emporte, les évêques, les nobles mais aussi le pauvre paysan est glorifiée des le XVe siècle, il y a un triomphe de cette dernière qui ôte toute espérance chrétienne.
2 - Des sentences spirituelles :
« Il admonestait tout le monde sous peine de damnation et d’excommunication » ligne 59
Le prédicateur n’a pas les moyens physiques de contraindre les pécheurs, comme le peuvent les nobles par exemple, mais il peut agir au niveau spirituel de deux façons différentes. Tout d’abord le prédicateur peut agir sur la vie après la mort du pécheur en le condamnant à des tourments éternels en Enfer, sans possibilité de pardon. Les images de l’Enfer tiennent un rôle pédagogique, faire peur et effrayer la société pour la contraindre à une vie meilleure.
En plus de cette sentence sur sa vie post mortem, le prédicateur peut agir directement sur la vie terrestre du pêcheur en le condamnant à l’excommunication. C’est une forme d’ostracisme social, qui expulse l’excommunié de la communauté chrétienne. Se faisant, la personne excommunié ne peut plus participer à la vie de son village, est mit à l’écart ou en exil n’a plus de droit et ne peut se défendre en justice ni pratiquer certaine professions. De plus, il ne peut plus communier, il remet donc son Salut en cause.
3 - Une rédemption promise contre aide :
« Il les admonestait et leur promettait des jours de pardon » ligne 22
A l’inverse des sanctions qu’il promet aux pécheurs, Thomas Cornette récompense les personnes qui lui vienne en aide, et notamment celles qui par leurs cris et leurs poursuites obligent les femmes à adopter une tenue descente. Au moyen-âge c’est développé l’idée qu’après la mort, outre le paradis et l’enfer, il y avait un purgatoire pour la majorité des chrétiens qui y attendaient là le Jugement Dernier. Les actions terrestres des hommes conditionnaient leur séjour plus ou en long dans ce lieu. L’homme pouvait diminuer sa peine de purgatoire, par l’achat d’indulgences auprès du clergé ou par la réalisation d’actes pieux. Cornette présente ici la chasse aux dames galantes comme une action pieuse et récompense ceux qui la réalisent par un Pardon obtenu de Dieu par son intermédiaire. Ainsi pour obtenir de l’aide, il joue sur la peur de l’au-delà et des sanctions possibles.
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